Interview

Interview de Cheester Bennington.
-Tu as 28ans, tu es marié et père d’un petit garçon. Pourtant quand tu chantes, tu exprimes la douleur de millions d’adolescents. Comment fais-tu pour réussir à leur parler de problèmes qui ne sont plus les tiens ?

Tout simplement parce que la solitude, le sentiment d’abandon, la violence, la drogue, j’ai connu. Avant que mes parents ne divorcent, j’avais une enfance parfaite, j’étais un bon élève et je me sentais bien. Mais quand ma mère est partie, j’ai perdu les pédales. J’avais 11ans et je me suis mis à prendre toutes sortes de drogue. Résultat, en classe, je dormais et ma santé s’est mise à décliner. J’ai maigri au point de ressembler à un gréviste de la faim. Je me souviens très bien de cette période de ma vie, même si j’en suis heureusement sorti. J’ai surmonté mes problèmes et c’est pour ça que je peux aujourd’hui en parler dans les chansons du groupe. J’ai commis les pires erreurs et j’en ai tiré des leçons qui, je l’espère, pourront servir aux jeunes qui écoutent nos disques. Si cela peut les aider à trouver leur voie et à réaliser leurs rêves, tant mieux.

-Contrairement à beaucoup d’albums de rock, « Hybrid Theory » ne contient pas une seule vulgarité.

C’est vrai, nous voulions nous démarquer. Nous pensions que, pour être honnête, il ne fallait pas essayer de cacher nos émotions derrière des mots vulgaires. Nous cherchons avant tout à être sincère, pas à choquer. J’imagine que ça surprend les gens qui ne nous connaissent pas. Après un concert, les personnes que nous rencontrons sont toujours un peu étonnées que nous ne soyons pas des types agressifs et effrayants. Mais ce n’est pas notre genre, nous sommes des types normaux qui font de la musique, c’est tout. Je pense qu’il est important de montrer aux ados qu’on peut s’exprimer sans violence et sans tomber dans la vulgarité.

-Tu as plus d’une dizaine de tatouages sur tout le corps. Pourquoi ?

Se faire tatouer est l’expérience la plus douloureuse qu’on puisse imaginer et, en même temps, c’est beau et révélateur de votre personnalité. Quand les gens voient mes tatouages, je veux que ça les aide à comprendre qui je suis. Quand j’ai commencé, je ne pensais pas en avoir autant, mais ils se sont succédés, un peu malgré moi. Il y en a un dont je suis particulièrement fier. Quand je me suis marié en 1996 ma fiancée Samantha et moi n’avions pas assez d’argent pour nous offrir des bagues, alors on s’en est fait tatouer une sur l’annuaire gauche.

-J’ai remarqué qu’en tournée tu avais plus de valises que les autres membres du groupe…

Oui, je l’avoue, je suis une victime de la mode (rire) ! Je possède des dizaines de paires de chaussures. Une pour chaque tenue ! Mes sous-vêtements sont généralement coordonnés à mes vêtements et mes chaussettes à mes chaussures. J’imagine que ça fait de moi un maniaque, mais je prends tout ça très au sérieux !

-Est-ce que ta femme s’inquiète de voir de jeunes et jolies fans te draguer à la sortie des concerts ?

J’imagine que ça la dérange et après tout, c’est naturel qu’une femme dont le mari voyage beaucoup se pose des questions. Mais nous sommes mariés depuis 8 ans et notre relation est très sérieuse. Samantha est tout simplement parfaite. Moi, je ne suis qu’un emmerdeur qui ne la mérite pas.

Quelle est la chose la chose la plus étrange qu’un fan ne t’ait jamais demandée ?

Un fan complètement dingue voulait que je lui donne mes poils pubiens ! J’étais dégoûté…
 
 
Chester Bennington, chanteur de Linkin Park, a violemment réagi à l'annonce des nominations des Grammy Awards. Il considère en effet que son groupe n'est pas assez de fois nominé. Et pour cause, Linkin Park est nominé une seule fois dans la catégorie 'meilleure chanson rock instrumentale' pour le titre Session...

'Je trouve personnellement que notre nouvel album est meilleur qu'Hybrid Theory. (...) N'être nominé que pour un seul titre - Session n'est qu'un interlude - je considère cela comme une insulte. Je préférerais n'être pas nominé du tout plutôt que d'être nominé pour un titre qui n'est même pas une chanson de groupe!'. L'année dernière, Linkin Park avait reçu 3 nominations... Les temps changent.
 
 
 
 
 
 
 
Rencontre avec le groupe
Nous avons rencontré Linkin Park, la nouvelle valeur montante du metal US, à Paris et avons découvert des jeunes gens charmants et d'un humour totalement délirant, qui gardent la tête fermement sur les épaules malgré une vente ahurissante de plus d'un million d'exemplaires de leur premier album et une première partie des Deftones. Si vous ne les connaissez pas encore, n'hésitez pas à prêter une oreille attentive à "Hybrid theory", hybride certes de hip hop, d'electro et de metal, qui se démarque toutefois de la cohorte des suiveurs de l'école Korn/Limp Bizkit par une pèche indéniable, un enthousiasme débordant, une fraîcheur hors du commun et un sens mélodique affirmé. En France avec les Deftones le 5 mars à Montpellier, le 15 à Paris (Zénith) et le 16 à Nantes.

- Hybrid theory est le titre de l'album, c'était également le premier nom du groupe, pourquoi l'avoir changé en Linkin Park?
- On a dû changer de nom pour des raisons juridiques, d'autres groupes avaient des noms semblables et on a décidé de changer de nom pour éviter les problèmes. On a dressé une liste de noms et j'ai ajouté Linkin Park parce que je trouvais que ce serait un nom cool et on l'a adopté.

- Hybrid theory a beaucoup de succès aux USA, comment vivez-vous ce succès très rapide ?
- On est très heureux que l'album se vende aussi bien aux USA et encore plus d'être ici à Paris, parce que cela signifie qu'on a l'occasion de vendre l'album et de tourner dans d'autres pays.

- Etait-ce une surprise pour vous ?
- Je ne crois pas qu'aucun des membres du groupe ne s'y attendait. On avait des équipes de gamins qui travaillaient pour nous dans la rue, pour distribuer les cassettes, faire parler de nous. On avait des fans et on savait que les gens avaient entendu parler de nous, mais, à la sortie de l'album, on n'aurait jamais imaginé que 47 000 personnes allaient l'acheter pendant la première semaine. Ce nous a épatés, et chaque jour est de plus en plus épatant pafrce qu'on pense que ça va s'arrêter d'un jour à l'autre et ça continue ! (rires)

- Il n'y a pas d'autocollant "Explicit lyrics" sur la couverture, contrairement à la plupart des groupes de metal actuels, pourquoi ?
- On a oublié. (rires) Quand on veut écrire sur ce que l'on ressent, c'est parfois plus facile de jurer au lieu de passer du temps à trouver des façons de s'exprimer qui pourraient être plus exactes. Nous ne sommes pas un groupe politiquement correct, on veut juste que les gens comprennent que nous sommes honnêtes.

- D'où tirez-vous votre inspiration en matière de textes ?
- Ce qui est intéressant dans nos textes, c'est que Mike et moi en sommes tous deux responsables, c'est intéressant pour deux personnes de mettre des idées en commun pour former une histoire. On passe beaucoup de temps à discuter et à essayer de trouver des idées communes, qui fonctionnent, je crois que c'est une autre raison pur laquelle les gens peuvent s'identifier à notre musique, ce n'est pas juste le point de vue d'une seule personne, c'est une collaboration.

- Etes-vous ennuyés par la comparaison avec Incubus et Limp Bizkit ?
- Je crois que les gens ont besoin de comparer les groupes, parce que cela permet de comprendre à quoi ressemble le son d'un groupe. En ce qui concerne les comparaisons, c'est bien d'établir des genres, mais en même temps, tous les groupes vous diront que leur son est unique. On croit vraiment qu'on mélange différents styles d'une façon nouvelle et différente.

- Quelles étaient vos influences lors de la création du groupe ?
- On avait tous des influences générales identiques, on aime tous des groupes comme les Deftones, NIN, mais Joe aime aussi la techno et des styles de musique plus extrêmes, j'aime le punk rock, Mike le hip hop et Brad est fan de Britney Spears (rires).

- Avez-vous choisi d'avoir 2 chanteurs pour briser l'image du frontman qui focalise l'attention du public ?
- Au lieu de devoir faire face à un frontman égocentrique, on en a deux. (rires) La vraie raison pour laquelle on utilise 2 différents frontmen réside dans le fait que la plupart des rappers ne savent pas chanter, alors l'un des deux peut chanter et l'autre rapper et inversement. C'est aussi très intéressant sur scène, parce que, pendant que l'un chante, l'autre peut servir des hors-d'œuvres au public (hurlements de rire). Sérieusement, on peut donner 100% de son énergie, puis passer le micro à l'autre et récupérer.

- Vous avez été popularisés par Internet et vous avez un très chouette site, était-ce un outil important pour vous ?
- Internet est probablement l'outil qui a le plus contribué à notre succès. Quand on s'appelait Hybrid theory, on n'était pas signés et on a sorti un EP, le seule façon de nous faire connaître des gens, outre les habitants de LA, était par le biais de fichiers MP3 et de chats, pendant lesquels on communiquait avec les gens. Sans le savoir, on s'est constitué une base de fans assez importante dans le monde. On essaie aussi de développer le site Web.

- A ce propos, les médias comme la TV, la radio et la presse s'affrontent depuis quelques temps pour la promotion des artistes, pensez-vous qu'Internet va finir par supplanter tous les autres médias ?
- Ce qui est unique à Internet est son accessibilité partout dans le monde. En plus, c'est très bon marché de développer un contenu et de le placer sur un site. Un gamin de Des Moines peut avoir un site sur le jardinage qui sera consulté par des gens au Japon, en Pologne, etc.

- Votre vidéo sera-t-elle disponible sur votre site Web, parce qu'on ne la passe pas en Europe ?
- Elle est disponible sur mtv.com. On sort aussi un single en Europe qui comporte la vidéo de "One step closer" et 2 morceaux inédits.

- Vous avez récemment participé à 2 BO, "Little Nicky" et "Dracula 2000", avez-vous d'autres projets dans ce domaine et pourquoi n'avez-vous pas enregistré d'inédits ?
- Il y a beaucoup de gens chez Warner qui s'occupe de cela, ils soumettent nos morceaux aux gens qui s'occupent des BO et, si nous en faisons, on veut s'assurer que le groupe est représenté comme nous le souhaitons.

- Dans la vidéo de "One step closer", on voit des ninjas voler dans les airs comme dans "Matrix", quels sont vos goûts en matière de cinéma ?
- C'est drôle que tu parles de "Matrix", parce que l'un des acteurs de la vidéo était la doublure de Lawrence Fishburne dans Matrix. Nos influences cinéma sont Walt Disney (rires). On aime tout ce qui est nouveau et cool, les effets spéciaux et la japananimation. Ghost in the shell, Tigre et dragon, ce genre de choses. Chester est un gros fan de films pornos. A l'avenir, le groupe aura une évolution visuelle, avec des vidéos, etc.

- En mars, vous ferez une tournée européenne avec les Deftones, qu'en pensez-vous ?
- Je crois que tout le monde dans le groupe est totalement enthousiasmé à l'idée de tourner avec les Deftones simplement parce que nous admirons leur musique et s'il n'y avait qu'un groupe avec qui absolument tous les membres du groupe voulaient tourner, ce serait les Deftones. C'est un grand honneur pour nous. On a entendu une rumeur parlant de notre participation au festival "Family values", mais il n'y a pas eu de confirmation.

- Quels sont vos souhaits pour l'avenir ?
- La domination du monde. (rires) On veut botter le cul de tous les boys bands.

 
 
 
Commentaire (1)

1. franco Le 13/11/2005 à 21:35

Envoyer un e-mail à franco
jajajajaja
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



Dernière mise à jour de cette page le 01/11/2004

Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com - Signaler un contenu illicite - Voir d'autres sites dans la catégorie Pages personnelles
Videos Droles - Clips musique - Cours création de site web